Ancienne financière, Hélène Grosbois est une lanceuse d’alerte qui veut briser le silence. Avec son ONG Chemical Interests, elle révèle une carte de la toxicité des pesticidesmap.chemicalinterests.fr/

Quelques extraits du site Chemical Interests:

"Les pesticides sont d'anciennes armes de guerre chimiques qui ont été directement répandues partout dans l'environnement. Leur toxicité est extrême puisqu'ils ont été créés pour tuer, et est très largement supérieure à l'ensemble des autres problèmes écologiques. Ils sont actifs à des doses infinitésimales, puisque certains pesticides sont toxiques au nanogramme, c'est-à-dire au milliardième de gramme.

Cet empoisonnement à l'œuvre depuis plus de 70 ans est donc à la racine de la sixième extinction de masse ainsi que de l'immense majorité des désordres écologiques, de la catastrophe sanitaire des 50 dernières années, ainsi que de l'effondrement global de la fertilité et des capacités cognitives, nous condamnant d'autant plus.

Nous sommes aujourd'hui dans une situation ubuesque contraints prouver que les insectes disparaissent à cause des insecticides, que les pesticides tuent alors qu'ils sont créés pour tuer, que si à la fois notre santé et l'environnement s'effondre littéralement c'est d'abord et avant tout à cause de ces poisons.

Quand on sait que l'on est surproduction mondiale importante de nourriture, puisque l'on produit actuellement de quoi nourrir 11 milliards d'êtres humains, il paraît totalement fou de continuer à utiliser des pesticides.

Les futures épidémies que nous allons connaitre à cause de l'empoisonnement et de la simplification extrême des écosystèmes, sont sans conteste le plus grand risque encouru par nous tous et il est pourtant largement ignoré.

La sortie totale et immédiate des pesticides de synthèse pour une agriculture biologique n'est pas une idée de doux rêveur : elle est parfaitement possible et est largement documentée scientifiquement. Les barrières à la sortie des pesticides sont mentales, pas techniques.

Tout peut être cultivé en Bio, sans produits de synthèse. Toutes les filières existent en bio.

De manière prosaïque, les pesticides sont aussi un  car la "richesse" qu'ils génèrent est très inférieure aux coûts dont ils sont à l'origine qui sont largement portés par la collectivité. Cette "richesse" est aussi d'ailleurs largement financée par la collectivité avec des impôts qui servent à financer la politique agricole commune..."