Quelques notes sur une actualité brûlante...


Quand seront enfin entendus les scientifiques?


L'IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services) est un groupe international d'experts sur la biodiversité. C'est l'équivalent du GIEC pour le climat.

Constat

Son rapport rendu hier est un constat sans appel:  Autour d'un million d'espèces animales et végétales sont menacées d'extinction sur les huit millions que comptent la terre.

Le rapport estime d'autre part que 75 % de l'environnement terrestre et 40 % de l'environnement marin présentent des "signes importants de dégradation".  

En cause, l'action humaine.

D'abord
les changements d’utilisation des sols occasionnés par l’agriculture et la surpêche.

En vingt ans, 100 millions d'hectares de forêt tropicale ont été perdus, principalement à cause de l'élevage du bétail en Amérique latine et des plantations, majoritairement de palmiers à huile, en Asie du Sud-Est. Près d'un tiers de la superficie forestière mondiale a été perdu par rapport aux niveaux préindustriels. 
Quant à la zone océanique, plus de 55 % est couverte par la pêche industrielle.

Mais, effet boomerang, l'économie elle-même est sur la sellette :
"Notre économie mondiale dépend à 40 % de la biodiversité dont 60 % est directement menacé", explique Antoine Cadi, directeur de la Caisse des dépôts et consignations-Biodiversité.

Aussi,
"la protection des contributions inestimables de la nature à l'homme sera le défi majeur des décennies à venir" (Robert Watson, président de IPBES).

Vers une Solution?

"Nous avons encore les moyens d'assurer un avenir durable aux êtres humains et à la planète... Les scénarios qui impliquent un développement économique rapide, beaucoup de mondialisation et très peu de contraintes environnementales sont des scénarios dans lesquels l'impact sur la biodiversité est très néfaste....  une réforme majeure de l'économie, avec des contrôles très forts... notamment des "systèmes financiers" ( Extraits du rapport de l'IPBES).

Lire aussi
"Il faut taper les multinationales au porte-monnaie": www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/rapport-de-l-onu-sur-la-biodiversite-pour-jose-bove-il-faut-taper-les-multinationales-au-porte-monnaie_3431351.html


Le document de l'IPBES met également l'accent sur la conservation des savoirs autochtones  savoirs autochtones, car il souligne que les zones gérées par ces peuples (" qui représentent un quart du globe, sont les plus préservées de la planète.
Rappel: amisdekervoyal.viabloga.com/news/a-propos-de-la-deforestation-en-amazonie

Et ici en pratique, à l'échelle de nos documents d'urbanisme, lutter contre l'artificialisation des sols, et mettre en place d'une trame verte et bleue exigeante, développer la végétation (arbres, haies...) dans les zones urbanisées.