C'est parce que l'humain détruit les zones d'habitation des animaux sauvages que les virus se répandent, mutent puis deviennent meurtriers, rappelle Inès Leonarduzzi. Il faudra en tirer la leçon, une fois que la pandémie de coronavirus sera endiguée: www-lesechos-fr.cdn.ampproject.org/c/s/www.lesechos.fr/amp/1187258

 













Pangolin



Quand les chauves-souris perdent leur habitat — vital à leur survie — elles sont contraintes de trouver refuge dans des arbres domestiqués, dans l’enceinte de jardins publics, privés ou encore dans les fermes. La contamination s’établit au moment où le chiroptère dépose (hypothétiquement) de la salive chargée de microbes sur un fruit ou les feuilles de l’arbre et quand l’humain entre en contact avec l’arbre ou les fruits infectés. Les pandémies naissent ainsi : quand l’humain contraint l’animal à s’installer dans notre habitat. Nous pourrions aussi évoquer la maladie de Lyme, dont on accuse les tiques. Survenue plus récemment en Amérique du Nord, l’apparition de la maladie coïncident avec la déforestation massive des régions du Nord-Est américain, qui a eu l’effet de décimer les populations d’opossums et de rongeurs, hôtes traditionnels des tiques. Pour survivre, ces dernières se sont alors adaptés, prenant pour hôtes leurs nouveaux voisins : nous.
[Les textes ci-dessus sont tirés de l'article du journal "Les Echos"]