Assemblée générale du 6 août 2026, compte-rendu du rapport moral et d'activité
C'était exactement la quarantième Assemblée générale des Amis de Kervoyal!
Coïncidence notable, notre association est née la même année que la loi "littoral", et avec l'aide de cette loi, le chemin parcouru a été considérable!
►Tout au début, nous avons mis en route la restauration des dunes de Landrezac :
- en 1987 elles devaient être remplacées par un mur;
- ensuite il a fallu par 2 fois sauvegarder leur intégrité: En 1995, 2 000 m² devaient être bétonnés en plein cœur du massif dunaire pour un poste de surveillance, puis en 2001 près de 3 000 m².
►Parallèlement, nous avons lutté contre plusieurs ports de plaisance – Dans l’anse de Tréhervé; Dans l’étier de Billiers; A Kervoyal où il était prévu de bétonner la pointe rocheuse, avec la construction d’une digue se rabattant en travers de la petite baie, qui aurait perturbé les courants et entraîné la disparition du sable de la petite plage… disparition « inévitable » selon l’administration.
Pour nous opposer à ces projets de port, nos interlocuteurs furent soit directement le Ministère de l’environnement de l’époque, soit le tribunal administratif.
►Et puis, au long de ces années nous avons poursuivi la protection de l’espace naturel littoral entre Kervoyal et Billiers nécessitant de nombreux recours contentieux, ou bien dernièrement nécessitant la mise en place d’un protocole d’accord, à Bétahon, faisant planter 143 arbres et arbustes tout le long de la limite Ouest du PRL « Les Terrasses de l’océan », … plantations dont on a ensuite assuré la protection, par une modification du PLU (Plan Local d’Urbanisme) d’Ambon, classant ces arbres et arbustes en « Espace Boisé Classé »… protection forte créée par la loi littoral.
►Quant au front de mer, entre Damgan et Kervoyal, il reste un seul espace qui n’est pas urbanisé: Sa protection a nécessité de notre part plusieurs recours contentieux, et même une plainte au Procureur de la République.
►Et puis il y a eu tous ces recours contentieux menés contre des permis de construire incongrus, à contre-courant de l’esthétisme des lieux.
►Et…si l’on quitte le patrimoine naturel, il y a eu la sauvegarde des cabines de bain de la petite plage dont la destruction, en 1996, avait été programmée. Il y a eu la mise en restauration des statues classées, St Guérin et St Thuirin, de la chapelle de Kervoyal. Et, il y a eu la première restauration du moulin de Kervoyal avec 5 bœufs-gros-sel et 5 salons antiquité brocante.
Ce ne sont ici que quelques exemples « phares ». L’histoire est trop longue… Les péripéties trop nombreuses…
Tout au long de ces années, j’ai pu compter sur le soutien des adhérents que je remercie vivement. Et je n’oublie pas ceux qui ont disparu, cette année Maxime Chapelle, un fidèle de la première heure.
Aujourd’hui, l’aventure continue:
Sommaire du Rapport Moral et d'activité:
Les mots en gras, soulignés et surlignés en vert sont des liens sur lesquels cliquer.
I) SAGE (Schélma d'Aménagement et de Gestion des Eaux) de Vilaine;
II) Schéma de Cohérence Territoriale (Scot) Arc-Sud-Bretagne (ASB);
III) Damgan - PLU- Prise en compte de la Révision allégée et de la Modification n°1;
IV) Damgan : Projet Damgambas à Larmor ;
V) Station d'épuration de Damgan-Ambon;
VI) Ambon/Billiers- Projet de passerelle sur la rivière de Saint-Eloi ;
VII) Ambon - PRL (Parc Résidentiel de Loisirs) à cession d’emplacements de Bétahon: Suivi;
VIII) Nouvelles du moulin de Kervoyal;
IX) Notre réseau associatif ;
X) Divers
Le rapport moral a été approuvé à l'unanimité.
Cliquer sur les photos ou extraits de cartes pour les agrandir
I) Révision du SAGE (Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux) de Vilaine:
SAGE signifiant Schéma d’aménagement et de Gestion des Eaux.
Le SAGE-Vilaine fixe la politique de l’eau sur les communes du bassin versant de Vilaine. Il est rédigé par la Commission Locale de l’Eau (la CLE).
Et en raison de la fragilité du territoire, la Commission Locale de l’Eau a décidé, en 2022, la révision du SAGE, qu’elle a validée en mars 2025. Ensuite, cet automne, a eu lieu une consultation du public par voie électronique.
Notre association a participé à la consultation du public, en insistant sur la protection des aires d’alimentation des captages d’eau potable.
Et nous concluions cette contribution des Amis de Kervoyal, en appelant l’État à assumer ses responsabilités.
Résultat ?
La consultation du public a montré une majorité d’avis favorables au nouveau SAGE.
Le SAGE-Vilaine pouvait être voté. C’était le 11 décembre 2025.
Mais c’était sans compter avec l’opposition et les manifestations violentes de certains syndicats agricoles, en l’occurrence, la FNSEA, les Jeunes agriculteurs et la Coordination rurale (qu’il ne faut pas confondre avec la Confédération Paysanne, qui elle, est proche de l’environnement). Manifestations qui ont conduit le préfet à annuler la réunion de la Commission locale de l’eau et le vote du SAGE-Vilaine.
Conclusion, pour paraphraser Eau et Rivières de Bretagne : « La démocratie est sous les tracteurs ».
Alors, en avril dernier, pour préserver l’eau potable, c'est FNE, fédération nationale d’associations de défense de l’environnement, dont nous faisons partie, qui a lancé un recours contre l’Etat.
Et les médecins libéraux qui avaient alerté sur les dangers du cadmium en 2025, ont cette année alerté sur la pollution de l’eau potable, notamment aux pesticides et aux Pfas.
Actuellement, on assiste à un grave et irresponsable recul des politiques environnementales, tant au niveau national qu’au niveau européen.
Des enjeux sanitaires majeurs sont ignorés.
II) Révision du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) Arc-Sud-Bretagne (ASB):
Les Scot (Schéma de COhérence Territoriale) supervisent les PLU (Plan Local d’Urbanisme). Ce sont des documents de planification qui fixent les grandes lignes de l’aménagement d’un territoire intercommunal. Leur durée est d’environ 20 ans.
La révision du Scot d’ASB a été votée le 5 novembre 2019, et le Scot a été approuvé le 3 février 2026.
C'est un document important, intégrateur de la loi littoral, aussi les Amis de Kervoyal ont-ils voulu participer à toutes les étapes de son élaboration.
Pour ce faire, il fallait se procurer les différentes pièces du dossier. Impossible pour une association locale, mais pas pour une fédération départementale, comme l’UMIVEM-Patrimoine et paysage, dont je fais partie du Conseil d’administration.
C’est donc en son nom, en tant que Personne publique associée à la révision, que notre association a eu accès aux centaines de pages du dossier, et a déposé ses observations.
Ensuite, cet automne il y a eu l’enquête publique. Et bien sûr, on y a aussi participé.
Au final, le Scot a été approuvé.
Les Amis de Kervoyal n’ont pas obtenu satisfaction sur toutes leurs demandes bien évidemment, mais quelques points positifs sont néanmoins à relever.
→ Tout à l’heure, avec le SAGE-Vilaine, on a parlé des Zones Humides. Alors justement, sur le territoire d’ASB…
Nous avons demandé à ce que leur seuil de protection prévu à partir de 1000m², soit, comme le demandait le SAGE-Vilaine, une protection dès le 1er m².
Et ici, sur le territoire d’Arc-Sud-Bretagne, cela a été accordé.
A noter que la Mission Régionale de l’Autorité Environnementale faisait la même demande.
→ Concernant l’artificialisation des sols, nous avons contesté, sans succès, la consommation de 208,5 hectares d’espaces naturels ou agricoles sur le territoire d’ASB d’ici 2041. L’argumentation de la Mission Régionale de l’Autorité Environnementale a elle aussi été rejetée.
Cependant, à notre demande le Scot a encouragé les communes littorales à appliquer la loi Le Meur, pour limiter les nouvelles résidences secondaires et garantir l’accès au logement des habitants.
→ La commune de Damgan prévoit 4,2 ha d’extension de l’urbanisation. Nous avons fait prendre en compte qu’il faut déjà compter 4ha pour relocaliser des secteurs en zone de submersion.
→ Sur la zone économique « Espace littoral », pour éviter au maximum la consommation foncière, nous avons obtenu que le Scot prescrive une densité bâtie forte, c’est-à-dire supérieure à 3000m² par hectare, conformément à la charte du PNR (Parc Naturel Régional) du Golfe du Morbihan.
→ Concernant la relocalisation des campings de la frange littorale soumis à risque ou recul du trait de côte, nous avons obtenu qu’elle soit autorisée non seulement sans augmentation de capacité, mais encore pour une surface équivalente.
Cas du camping de Cromenac’h, que nous surveillons de près depuis plusieurs années.
→ Quant à l’assainissement,
Le Scot fait état des dysfonctionnements de plusieurs systèmes d’assainissement des eaux usées du territoire.
Nous avons rappelé les problèmes de la station d’épuration de Damgan, l’été en période touristique, alors que les lagunes de stockage n’ont pas l’autorisation d’être vidées, mais aussi l’hiver en période de nappe haute et lors d’épisodes de fortes pluies quand elles saturent le réseau.
Et nous avons obtenu, que si bien sûr, les ouvertures à l’urbanisation étaient conditionnées par la présence d’un assainissement collectif, elles devaient en outre être conditionnées par la conformité du système de traitement.
→ Le Scot était un gros dossier ; l’association a fait pas mal d’observations, a obtenu quelques avancées, mais nous les aurions voulu plus nombreuses évidemment.
III) Damgan - PLU- Prise en compte de la révision allégée et de la Modification n°1:
Cette année, la révision allégée et la modification n°1 ont été votées par la commune, après l’enquête publique qui s’est déroulée du 25 août au 8 septembre 2025.
1°) La révision allégée du PLU de Damgan concerne la mise en adéquation du PLU avec le jugement du tribunal administratif du 30 mars 2021, et avec l’arrêt de la Cour Administratif d’Appel de Nantes du 10 mai 2022. Les Amis de Kervoyal étant à l’origine des procédures contentieuses.
Le 5 octobre 2025, Madame Michelle Philippe, commissaire enquêtrice, rendait ses conclusions.
Ces zonages et modification du règlement du PLU sont désormais confirmés. (Cliquer sur le lien)
2°) La Modification n°1 du PLU
Nous ne reviendrons ici que sur l’un des 3 points de cette enquête, le Zonage Ub de la parcelle AB 313 rue du Lenn (0,3ha) changé en un zonage Ac.
La commissaire enquêtrice a émis la réserve suivante - qui a été prise en compte par la commune : Le règlement du PLU doit restreindre cette zone Ac uniquement à l’activité conchylicole, et non l'étendre aux cultures marines en général.
Forts de notre expérience avec le projet Damgambas - projet d’élevage de gambas à Larmor en zone Ac- nous demandions cette restriction.
IV) Damgan - Projet Damgambas à Larmor:

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Le 6 août 2025, le permis de construire a été délivré.
Le 6 octobre, avec cette fois le concours d’un avocat de Nantes, maître Pierre Jean-Meire, Les Amis de Kervoyal, associés à plusieurs riverains du secteur de Larmor, ont déposé une requête auprès du tribunal administratif de Rennes.
En parallèle, un courrier a été envoyé au préfet (resté sans réponse comme il est habituel pour un courrier qui déplaît au préfet).

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Des enjeux majeurs pour l’avenir de la commune étant en jeu, nous avons estimé nécessaire de nous mobiliser.
Dénaturation et altération du paysage : Le projet est un bâtiment de 574 m² d’emprise au sol, culminant à 7,70 mètres de hauteur en raison de la surélévation du terrain naturel imposée par le Plan de prévention des risques littoraux (PPRL). Il est situé en bordure de la plage de Larmor, sur la ria de Pénerf.

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Outre des enjeux paysagers, le permis de construire soulève d’autres préoccupations majeures telles :
- Destruction de zones humides et menace d’inondation
- Risques sanitaires et environnementaux
À cela, il faut ajouter des incohérences dans les déclarations du porteur de projet.
Nous rappelons que plusieurs Associations et fédérations d’Associations de défense de l’environnement avaient appuyé les graves insuffisances du permis de construire, lors de l'enquête publique.
Aux Amis de Kervoyal, s’étaient joints les Amis des Chemins de Ronde du Morbihan, Eau et Rivières de Bretagne, l'UMIVEM (Union pour la MIse en Valeur et l'Esthétique du Morbihan, l'AEPNRD (Association pour l'Etude et la Protection de la Nature de la Région de Damgan) située à Pénerf.
Il est aussi à noter que cette fois-ci, l'Association a saisi directement la justice, sans passer par l'étape du recours gracieux, cette dernière s'étant révélée systématiquement inefficace par le passé — tant avec la municipalité dirigée par M.Labesse qu’avec les précédentes — et n’ayant eu pour effet que de retarder inutilement la procédure.
Il porte uniquement sur le système d’évacuation des eaux usées salées de l’élevage (30m3/ jour).
En effet, Véolia, qui gère la station d’épuration et les réseaux, s’est opposé au rejet de 30m3 d’eaux usées salées/jour, dans le système d’assainissement collectif, en raison des forts risques de détérioration de ce dernier.
Donc ces 30m3 d’eaux usées salées seront directement rejetés dans la rivière de Pénerf.
Quelle conséquence pour la qualité des eaux, étant données les activités conchylicoles existantes ?
→ La DDTM a demandé ce printemps, la constitution d’un dossier loi sur l’eau.
Rien de nouveau depuis. On surveille (la constitution d'un dossier loi sur l'eau est longue).
On a continué à travailler dessus avec Mme Véronique Kedzierski, qui est présidente de l’Association pour l’étude et la protection de la nature de la Région de Damgan (siège social à Pénerf), et qui fut aussi adjointe à l’environnement lors d’une précédente municipalité de J.M.Labesse. Elle connait donc bien le sujet de l’assainissement.
Selon l'arrêté préfectoral de rejet (décembre 2021), à partir du 1er janvier 2026, les rejets en mer sont totalement interdits du 1er juillet au 30 septembre.
►Pour ce faire, une augmentation du stockage, c’est-à-dire une lagune supplémentaire, devait être réalisée. Or cela n’a pas été fait.
Quant à la REUT (Réutilisation des eaux usées par exemple en agriculture), le problème est de trouver l’argent pour les installations, et des agriculteurs partant pour irriguer.
►Par ailleurs, un gros problème est aussi celui des réseaux de collecte, tant sur Damgan, que sur Ambon.
Par temps de pluie, la station d’épuration de Damgan-Ambon est non conforme. Les réseaux sont poreux, et l’hiver - quand il y a de fortes pluies, quand la nappe phréatique remonte- des eaux claires parasites s’introduisent dans les réseaux et vont à la station d’épuration.
Par exemple, en 2024, cette part d’eaux parasites était évaluée à 61% des eaux arrivant à la station d’épuration.
Donc la Police de l’eau est fort mécontente et met la pression.Et ce printemps a été publié un arrêté préfectoral de prescriptions complémentaires, avec échéancier des travaux à faire sur les réseaux de collecte des communes de Damgan et Ambon.
Nous espérons que le changement de municipalité en mars dernier à Damgan, aura une incidence positive sur le budget assainissement.
VI) Ambon-Billiers - Projet de passerelle sur la rivière de St Eloi:
Ce dossier est toujours à l’ordre du jour à cause de la mobilisation de quelques personnes qui ont créé le Collectif « GR Passerelle ». Collectif mené par l’ancien maire d’Ambon, M.Audran, et par M.Arberet, de Bétahon.
Le GR34 fait un petit détour par Muzillac, au-dessus de la 4 voies.Et le collectif « GR Passerelle », a décidé de court-circuiter Muzillac et de franchir le St Eloi à St Mamers.
Or, cela suppose de traverser un secteur de marais, d’une grande richesse écologique, sur la rive gauche du St Eloi.
Aussi nous avons proposé un passage sous la 4 voies, en empruntant un Emplacement Réservé. Avec peu d’aménagements un tracé pour les piétons est possible.
Dans le contexte actuel d’effondrement de la biodiversité, il vaut mieux éviter dans des espaces écologiquement sensibles, le passage de randonneurs… de chiens… et la pratique d’usages « annexes » comme les « trails », manifestations sportives ingérables, car elles échappent à toute régularisation.
Cette année, nous avons travaillé à réunir les grosses fédérations de défense de l’environnemen; Nous sommes six associations de défense de l'environnement.
Nous avons cosigné une lettre aux maires élus.
A noter que le PNR du Golfe du Morbihan tient le même discours que nous.
Le 28 mai, à la mairie de Muzillac, les représentants de nos associations de défense de l’environnement ont rencontré Mme Cabon la maire de Muzillac, M.Colombel, nouveau maire de Damgan, et M. Monti, maire de Billiers. Le maire d’Ambon n’a pas répondu à l'invitation.
Nous avons aussi rencontré le propriétaire du château de Kervezo (Rive gauche du St Eloi):
Au mois de juin, notre groupe de six associations de défense de l’environnement a publié dans les journaux « Le Télégramme » et « Ouest France ».
Dans Ouest-France, notre article et celui du collectif "Vivre à Billiers" ont été agrégés pour ne former qu’un seul texte.
Si bien que nos 6 Associations de défense de l’environnement se sont découvertes un nouvel allié : Le collectif « Vivre à Billiers » formé par l’équipe municipale précédente de Billiers de madame Régine Rosset.
Et nos arguments vont tout à fait dans le même sens.
VII) Ambon - PRL (Parc Résidentiel de Loisirs) à cession d'emplacements de Bétahon - Suivi:
Rappel: En 2022 notre Association s'est désistée d'un recours contentieux et a signé avec l’aménageur du PRL et le maire d’Ambon un protocole transactionnel d'accord, qui comprenait entre autre la plantation de 143 arbres et arbustes en limite Ouest du terrain.
Espace arboré que nous avons fait protéger sur le PLU, en d’EBC (Espace boisé classé) au titre de la loi littoral.
Depuis, en accord avec l'aménageur, on exerce un suivi,en particulier des plantations (rattacher à leur tuteur certains arbres, remplacer un arbre mort). Et ça se passe très bien.
Cette année, un autre échange avec l’aménageur a porté sur les plantations prévues dans la bande naturelle des 100m, qui borde la PRL en limite sud, sur le choix des essences — notamment l’utilisation en bordure de sentier littoral d’espèces de haies de type épineux, pour éviter les intrusions dans le PRL.
VIII) Moulin de Kervoyal:
Cette année, troisième phase de travaux effectués à l’intérieur de l’édifice : Opération Trémie, réalisée les bénévoles de l’équipe de Jean-Jacques Trichet, le maître d’œuvre.
La trémie, fabriquée et installée au 2ème étage, sur l’une des 2 meules, permet de simuler le cheminement du blé vers la meule avec une clochette comme alerte lorsqu’elle est presque vide.
l’ARPD (Association pour la restauration du patrimoine damganais) organise toujours des visites commentées, pour faire admirer ce travail, expliquer l’ingénieuse technicité préindustrielle dont témoignent les mécanismes toujours présents, et pour raconter les différents épisodes de l’histoire du moulin.
Et le 5 ème concert de l’orchestre classique « La Clef des Champs », toujours exceptionnel, a eu lieu à la Maison des Damganais, et a rencontré toujours le même succès (spectacle particulièrement vivant, enrichi par les présentations pleines d’humour des œuvres, assurées par les musiciens eux-mêmes).
IX) Notre réseau associatif
Vous avez ici toutes les associations avec lesquelles nous sommes en lien, et avec lesquelles nous avançons:

Avec l’exemple du GR34 et de la rivière du St Eloi, vous avez constaté l’utilité de notre réseau sur le Morbihan.
Nous avons aussi participé à l’assemblée générale de l’UMIVEM et à ses différents conseils d'administration, avons représenté les ACR (Amis des chemins de ronde) du Morbihan à une audience en cours d’appel de Nantes, avons représenté FNE lors de la manifestation à Rennes « L’eau pour tous, Tous pour l’eau », etc.
C’est un réseau bien vivant.
X) Divers
►Le site de l’Association est toujours alimenté par des articles. En voici trois exemples:

Triste constat de la LPO (Ligue de Protection pour les Oiseaux), à savoir la disparition d’un tiers des oiseaux en deux décennies… à cause du modèle agricole productiviste dont une sortie planifiée et concertée devrait être la première de nos priorités.
Dans l’encadré droit, France Nature Environnement dénonce les régressions environnementales qui se multiplient depuis plus d’un an en Europe :
Des règlements dits « Omnibus » sont ainsi lancés par la Commission européenne afin de réviser de manière expresse et dans un cadre de concertation opaque des textes majeurs du droit environnemental de l’UE.
Des lois fondamentales construites au fil des décennies, qui protègent les personnes et la nature, sont aujourd’hui menacées sous la pression de puissantes industries polluantes et leurs alliés politiques.

Ici, à l’appel d’Eau et Rivières de Bretagne, en décembre, nous avons participé à une consultation publique sur un projet de décret fixant les règles et procédures applicables à la destruction de haies.
750 000 km de haies ont déjà été arrachées en France, et leur déclin se poursuit, avec même une accélération depuis 2019, passant de 11 000 km par an à 23 500 km.
Il y a donc urgence à protéger les haies, et non urgence à en simplifier l’arrachage.
C’est en décembre 2025 que l’État a délivré trois permis exclusifs de recherche de mines à l’entreprise canadienne Breizh Ressources, couvrant plus de 800 km² en Bretagne et Pays de la Loire.
Ces permis concernent la prospection de plus de 40 métaux, certains très polluants et toxiques pour l’eau, les sols et la santé.
Malgré plus de 95% d'avis défavorables des citoyen·nes, des communes, et de la forte mobilisation sur le terrain, l’État a validé ces projets.
Lorsque le dialogue démocratique ne suffit plus, il reste une voie : le recours contentieux.
Aussi une action juridique a été entreprise par, entre autres, les fédérations auxquelles nous sommes affiliées, Eau et Rivières de Bretagne, Bretagne Vivante-SEPNB, France Nature Environnement. À noter que la Confédération Paysanne (à ne pas confondre avec la coordination rurale) est aux côtés des associations.
► C'est hélas sur une mauvaise nouvelle que l'assemblée générale s'est terminée, une affaire qui nous entraîne dans un nouveau contentieux, pour demander la remise en état du site.
C’est tout à la fin du mois de juin, alors que les travaux étaient bien commencés, que nous avons été alertés.
A Tréhervé, le maire a entrepris d’agrandir le parking et l’aire de camping-car existants, sur un terrain naturel d'environ 1500m², tout proche de la mer donc situé dans la bande naturelle des 100m, et classé en espace remarquable NDS par le PLU d’Ambon (càd protégé par la loi littoral, où de tels travaux sont interdits). Travaux totalement illégaux donc au titre du PLU et au titre de la loi littoral. Terrrain naturels situés en outre au sein d'espaces Natura 2000.
Et en plus sans aucune autorisation administrative demandée par le maire (en l’occurrence, vu l’importance des travaux, un permis d’aménager), aucun appel d’offre, et sans que le conseil municipal d'Ambon ne soit au courant (pas de délibération en conseil municipal)... et sur des terrains privés (achetés ensuite par la commune).
La totale donc!!
Sur la photo ci-dessus, vous voyez les travaux de décaissement sur environ 20 à 30cm et empierrement du terrain naturel, l’apport de divers tuyaux et câbles… Trois des 9 pins du terrain ont échappé au massacre; De même des haies ont été arrachées (alors qu'il est formellement interdit d’arracher les haies du 16 mars au 31 août en raison des nidifications).
Arrachage d’arbres, destruction de haies dans un contexte de changement climatique et de diminution alarmante de la biodiversité. Et vous savez comment le maire a résumé les faits au secrétaire de la préfecture qui l’a appelé au téléphone ? Il a employé un euphémisme quand même osé : « C’est du débroussaillage pour éviter les incendies »…
Une fois mis au courant, nous avons réagi très rapidement, avec d'abord, une plainte à Sentinelle de la Nature.
Puis, les ACR 56, l’UMIVEM-Patrimoine et Paysages, Eau et Rivières de Bretagne, se sont mobilisés avec les Amis de Kervoyal; Nous avons publié des articles de presse dans Le Télégramme et Ouest-France.
Puis, avec l'UMIVEM-Patrimoine et Paysages, cette fois, nous irons au pénal.
A suivre...
Par Amis de Kervoyal
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| 08/10/2026 22:53
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